Déclarer ses revenus obligataires : cases et démarches

Mis à jour en août 2026 — présentation indicative ; les numéros de cases évoluent d'une année à l'autre, vérifiez la notice de la déclaration en cours.

Tout part d'un document : l'imprimé fiscal unique (IFU, formulaire 2561) que votre intermédiaire vous adresse chaque année en février. Il indique, ligne par ligne, les coupons encaissés, les prélèvements déjà opérés et les plus-values de cession — il ne reste qu'à les reporter aux bonnes cases de la déclaration 2042.

Les cases à connaître

Correspondance entre l'IFU et la déclaration de revenus (à vérifier avec la notice de l'année)
CaseCe qu'elle contientOrigine
2TRIntérêts et autres produits de placement à revenu fixe : coupons, primes de remboursement, distributions de fonds obligatairesIFU, rubrique produits à revenu fixe
2CKPrélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % déjà versé, imputable sur l'impôt dû et restituableIFU, ligne « crédit d'impôt »
2BHRevenus déjà soumis aux prélèvements sociaux ouvrant droit à CSG déductible — à servir uniquement en cas d'option pour le barèmeIFU
2OPCase à cocher : option globale pour le barème progressif, valable l'année seulementVotre choix
2ABCrédits d'impôt conventionnels attachés aux revenus mobiliers de source étrangèreFormulaire 2047
3VG / 3VHPlus-value nette de cession de valeurs mobilières / moins-value de l'annéeIFU ou formulaire 2074

La procédure, en cinq étapes

  1. Récupérez l'IFU de chaque intermédiaire, y compris ceux où vous n'avez rien vendu : un simple coupon suffit à créer une obligation déclarative.
  2. Vérifiez le préremplissage. Les montants transmis par les établissements français apparaissent déjà dans la déclaration en ligne ; ils sont corrects dans la grande majorité des cas mais restent sous votre responsabilité. Comparez case par case avec l'IFU avant de valider.
  3. Décidez du régime. Sans action, le PFU de 30 % s'applique. Cocher 2OP bascule au barème pour l'ensemble des revenus mobiliers et plus-values du foyer : le simulateur affiche les deux résultats avant validation.
  4. Ajoutez les revenus étrangers sur le formulaire 2047, puis reportez-les sur la 2042 ; déclarez chaque compte détenu hors de France sur le formulaire 3916, sous peine d'une amende forfaitaire.
  5. Conservez les justificatifs trois ans au minimum : IFU, avis d'opéré, décomptes de rachat. En cas de titres détenus en direct, gardez aussi la trace du coupon couru payé à l'achat, qui vient en déduction du premier coupon imposable.

Un exemple complet

Un porteur d'obligations a encaissé 3 000 € de coupons en 2026 sur son compte-titres et vendu des titres avec 1 200 € de plus-value. Sa banque a retenu 384 € d'acompte d'impôt et 516 € de prélèvements sociaux sur les coupons. Il portera 3 000 € en 2TR, 384 € en 2CK et 1 200 € en 3VG. Impôt dû au PFU : 12,8 % × 4 200 € = 538 €, moins l'acompte de 384 €, soit 154 € restant à payer ; les prélèvements sociaux sur la plus-value, 206 €, seront recouvrés avec l'impôt. Total supporté : 1 260 €, exactement 30 % de 4 200 €.

Questions fréquentes

Que faire si l'IFU n'est pas conforme à la déclaration préremplie ?

L'IFU fait référence : corrigez les cases concernées et conservez le document. Signalez l'écart à votre intermédiaire, qui peut émettre un IFU rectificatif ; la déclaration reste corrigeable après validation, en ligne, jusqu'à la fermeture du service de correction.

Faut-il remplir le formulaire 2074 ?

Pas si votre intermédiaire a calculé lui-même les plus-values et les a portées sur l'IFU, ce qui est le cas usuel chez les teneurs de compte français. Il devient nécessaire lorsque vous devez calculer vous-même le gain, notamment sur un compte à l'étranger ou après des opérations particulières.

Comment déclarer des coupons versés par un émetteur étranger ?

Pour leur montant brut converti en euros, avec le crédit d'impôt correspondant à la retenue prévue par la convention fiscale, via le formulaire 2047. La méthode détaillée figure dans obligations étrangères ; voir aussi imposition des coupons, plus-values obligataires, obligations en compte-titres et le guide fiscalité des obligations.